Le prix « Le Roman Version Femina - Virgin Megastore 2007 »
Lancé pour sa première édition cette année avec Virgin Megastore, le prix « Le Roman Version Femina - Virgin Megastore 2007 » a été décerné, pour sa première édition, à Metin ARDITI pour son roman « La fille des Louganis » aux Editions Actes Sud.
Ce prix couronne un auteur parmi une sélection effectuée tout au long de l'année par les lectrices de Version Femina qui élisent leurs livres préférés.
Cette année, les « coups de coeur » des lectrices ont remarqué :
Cypora Petitjean-Cerf « Le corps de Liane » Stock
Tatiana de Rosnay « Elle s'appelait Sarah » Héloïse d'Ormesson
Didier Van Cauwelaert « Le Père Adopté » Albin Michel
Tracy Chevalier « L'Innocence » Quai Voltaire
Laurent Gaudé « Dans la nuit Mozambique » Actes Sud
Brigitte Giraud « L'amour est très surestimé » Stock
Delphine de Vigan « No et moi » JC Lattès
Natacha Appanah « Le dernier frère » L'Olivier
Metin Arditi « La fille des Louganis » Actes Sud
Catherine Clément « La Princesse Mendiante » Panama
Le jury du prix « Le Roman Version Femina - Virgin Megastore 2007 » réuni sous la présidence de Jean-Marie ROUART, de l'Académie française, est composé de :
Françoise BARNAUD (Virgin Megastore), Dominique BONA, Jacques GANTIÉ,Gilles MARTIN-CHAUFFIER, Katherine PANCOL, Constance PONIATOWSKI(Version Femina), Colombe SCHNECK.
Le prix a pour vocation de récompenser un auteur français encore peu connu du grand public en mettant à nouveau en valeur son roman paru en 2007.
Version Femina, 1er magazine féminin français, supplément hebdomadaire de la presse quotidienne régionale (37 quotidiens porteurs)
Une diffusion de 3,7 millions d'exemplaires (OJD – DFP - DSH 2006/2007)Une audience de 10 163 000 lecteurs (AEPM 2006/2007)
Un positionnement unique :
- Un magazine généraliste et fédérateur qui propose un concentré d'informations et de conseils pour séduiretoujours plus de femmes.
- Une association de thématiques nationales et de thématiques régionales.
Version Femina est une publication du Groupe Lagardère Active.
Et aussi www.femina.fr
L'abandon forcé et l'improbable quête d'une enfant née d'un inceste : sur la souffrance d'une mère, sur la vertu des amitiés, sur les péripéties du destin qui nous gouvernent par-delà le bien et le mal, Metin Arditi a composé un roman bouleversant d'empathie et de vérité. Les frères Louganis se sont établis dans les années trente à Spetses, une île proche du Pirée. Ils sont devenus pêcheurs, ont construit une maison, pris femme, fondé
leur famille. Des années plus tard, à bord de leur caïque, ils meurent dans l'explosion d'un pain de dynamite, laissant deux enfants : Pavlina et Aris. Cette mort n'est pas un accident mais un crime doublé d'un suicide : la veille, Spiros Louganis a découvert que sa femme Magda l'a un jour trompé avec son frère – et qu'il n'est pas le vrai père de Pavlina. Adolescente, Pavlina est amoureuse de son « cousin » qui a restauré le caïque familial pour promener les touristes à la belle saison. Elle l'aide dans ce travail,s'enivrant de la beauté solaire de l'île et de la séduction d'Aris… mais celui-ci aime les garçons. Cependant, un soir où son homosexualité a été publiquement insultée, il couche avec Pavlina. Puis se tue. La laissant enceinte.Sa mère, et le père Kosmas à qui elle s'est confessée, savent qu'Aris était le frère de Pavlina. Sans lui dire la vérité, ils la persuadent de donner son enfant à l'adoption, dès le jour de la naissance, pour lui assurer un nom, une éducation, un avenir dans une riche famille athénienne.
La fille des Louganis – dont le titre vaut pour Pavlina autant que pour l'enfant qu'elle met au monde – raconte l'histoire tragique de cette jeune femme qui, dans la suite de sa vie, en Grèce puis en Suisse où elle émigre, va espérer et redouter la rencontre
avec celle que, sans la connaître, elle a prénommée Andriana dans son coeur, et dont l'intangible présence l'obsède. C'est donc le récit d'un double arrachement – à un territoire, à un enfant. Mais aussi l'exploration d'une « faute » initiale (celle de sa mère, Magda) qui dévaste une famille, provoque une naissance incestueuse : un secret frappé par l'interdit primitif, dont le père Kosmas lui-même peine à comprendre le mystère, tant le mal semble
contradictoirement s'incarner dans l'innocence d'un enfant… La quête et le destin de Pavlina ménagent bien sûr au lecteur de très émouvantes péripéties. L'empathie de Metin Arditi avec ses personnages est saisissante. La tension narrative ne se relâche jamais. La qualité d'écriture et la justesse des dialogues esquivent tous les écueils d'une sentimentalité convenue. Sur ce thème à
la fois intime et populaire de l'abandon et la quête d'un enfant, sur l'incertitude des rencontres, des amitiés et des retrouvailles, sur les forces vitales qui agissent pardelà le bien et le mal, La Fille des Louganis s'imposera comme un roman d'une
bouleversante vérité.
L'auteur :
Né en 1945 à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Ingénieur en génie atomique, il a enseigné à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il est le président fondateur
de la Fondation Arditi qui, depuis 1988, accorde prix et bourses aux gradués de l'université de Genève et de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il est également président de l'Orchestre de la Suisse romande. Chez Actes Sud, il est l'auteur de Dernière lettre à Théo (“Un endroit où aller”, 2005), La Pension Marguerite (2006 et Babel n° 823), L'Imprévisible (2006) et de Victoria-Hall (Babel n° 726).
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